Cimentoplastie : consolidation vertébrale
Injection de ciment biocompatible dans une vertèbre fragilisée pour soulager la douleur et consolider la fracture.
De quoi s’agit-il ?
Une vertébroplastie / cimentoplastie consiste à injecter sous contrôle double scanner/radiographique un ciment biocompatible au sein d’une vertèbre fragilisée, d’une fracture du sacrum ou d’une lésion osseuse pour la consolider.
Quand l’affaissement de la vertèbre est trop important, un ballon peut être gonflé au sein du corps vertébral avant d’injecter le ciment pour redonner à ce dernier sa forme et sa hauteur originelles.
Comment se déroule l’examen
Cette procédure se déroule en hospitalisation de jour (entrée le matin et sortie en début d’après-midi).
Cette procédure sous double guidage scanner/radiographie est réalisée sous anesthésie locale. Vous êtes conscient pendant toute la durée de la procédure ce qui a de nombreux avantages :
- Élimination des risques liés à l’anesthésie générale
- En cas de douleur, l’opérateur est capable en temps réel d’adapter son geste et de moduler l’anesthésie locale
- Hospitalisation de très courte durée
La phase de préparation est la plus cruciale. Elle consiste en un repérage sous contrôle scanner. Vous devrez rester parfaitement immobile pendant cette phase qui va permettre au radiologue de décider de la trajectoire qu’il va adopter pour atteindre la vertèbre par la voie la plus appropriée.
- Repérage de la vertèbre par contrôle scanner et marquage cutané au feutre
- Désinfection chirurgicale de la peau. Anesthésie de la peau et du trajet de ponction
- Ponction de la vertèbre par technique coaxiale (d’abord avec une aiguille très fine qui permet de vérifier le bon positionnement et de réaliser un complément d’anesthésie profonde puis ensuite avec un trocard que l’on fait glisser sur l’aiguille précédemment mise en place)
- Réalisation d’une biopsie de principe (certaines fractures dont on était sûr qu’elles étaient uniquement ostéoporotiques peuvent parfois s’avérer d’une autre origine)
- Dans le cas d’un affaissement important du corps vertébral le radiologue pourra choisir d’introduire et de gonfler un ou deux ballons dans le corps vertébral pour lui redonner sa forme dans la mesure du possible
- Injection du ciment sous contrôle radioscopique et scanner
À chacune de ces étapes le radiologue est capable de compléter l’anesthésie si le patient décrit une douleur.
Guidage le plus précis
Nous réalisons cette procédure sous double guidage scanner et radiographique.
Salle de type bloc
Nous réalisons cette procédure dans une salle de type bloc ISO 7 avec une centrale de traitement d’air permettant un flux laminaire.
La procédure en images

1. Vertèbre cible sur une coupe de scanner — 2. Trait de planification de la ponction sur le scanner de repérage

1. Marquage cutané au feutre — 2. Laser de repérage

1. Désinfection cutanée chirurgicale — 2. Anneau du scanner — 3. Arceau de scopie radiographique

1. Champ stérile — 2. Trocard de cimentoplastie

1. Trocard de cimentoplastie en place dans la vertèbre

1. Trocard — 2. Ciment dans le corps vertébral
Quels sont les risques ?
Bien que le risque zéro n’existe pas, les risques de cette procédure sont extrêmement limités notamment avec l’utilisation du double guidage comme nous le pratiquons à la clinique Oxford.
Ce double guidage permet :
- Un bon repérage de la voie d’approche de la vertèbre
- Un suivi parfait du trajet de l’aiguille
- Un suivi parfait de l’expansion du ciment dans la vertèbre
Comme lors de toute ponction osseuse il existe un risque très faible d’hématome et d’infection. Toutes les mesures d’asepsie sont prises et le bilan de coagulation complet est réalisé.
La procédure elle-même comporte un risque unique qui est celui de la fuite de ciment :
- Soit dans un vaisseau (embolie)
- Soit en para-vertébral et notamment dans le canal dorsolombaire
Le monitoring de l’expansion du ciment sous contrôle double radio/scanner limite énormément ce risque car le geste peut instantanément être ralenti ou adapté dès que la première goutte de fuite est identifiée (une micro-fuite n’est jamais dangereuse quelle que soit sa localisation).
En cas de fuite massive il peut être nécessaire de recourir à une injection de produit anesthésique ou à une intervention chirurgicale pour éviter une compression nerveuse. En 7 ans de pratique aucune fuite massive n’a été déplorée dans notre centre mais nous avons cependant un partenariat étroit avec l’équipe de chirurgie du rachis de la clinique.
Après l’examen
Très souvent le patient décrit une amélioration de la douleur vertébrale à la sortie même de la salle d’opération (en effet le ciment devient dur comme de la pierre en moins de 8 minutes).
Dans 97% des cas les douleurs liées à une fracture vertébrale s’estompent dans les jours qui suivent le traitement.
Le patient ressent des douleurs au site de ponction pendant une semaine et peut parfois nécessiter la prise d’antalgiques légers.
Juste après la procédure vous serez surveillé cliniquement par le personnel soignant en hospitalisation de jour. Quelques heures après vous êtes en capacité de rentrer à domicile.
Une IRM de contrôle est programmée à 1 mois.
Questions fréquentes
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